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Comment gérer un chien à l’instinct de prédation très développé ?

Crédits : laurenpretorius / iStock

Pas une balade ne se passe sans que votre toutou ne parte à la poursuite d’une proie et cela vous agace ? Sachez qu’il s’agit d’un comportement naturel chez le chien que l’on appelle l’instinct de prédation. Apprenez-en plus à ce sujet et découvrez en prime quelques astuces pour calmer les pulsions de votre compagnon à quatre pattes.

Qu’est-ce que l’instinct de prédation et comment se manifeste-t-il ? 

chien braque à la chasse
Crédits : Jelena-Safronova / iStock

Avant toute chose, il faut savoir que la prédation est quelque chose d’inné et donc de naturel chez l’animal. Elle est inscrite dans son instinct depuis des générations. C’est d’ailleurs une activité qui procure beaucoup de plaisir à l’animal. Plus il a l’occasion de la pratiquer, plus il aura une envie irrépressible de recommencer, un peu comme une pulsion. Lorsque le chien rentre dans un comportement de prédation, il s’en suit une séquence de comportements typiques. Par exemple pour la chasse : 

  • Le déclencheur : le chien va flairer une odeur ou apercevoir une proie. Il s’oriente alors dans sa direction.
  • L’affût : le chien va fixer et observer intensément sa proie. Il peut alors adopter une posture dite d’arrêt. 
  • La traque : le chien va s’approcher discrètement de sa proie en rampant puis en s’immobilisant en attitude d’affût.
  • La poursuite : une fois que le chien estime être à bonne distance, il s’attaque à sa proie en se lançant à sa poursuite.
  • La capture : le chien attrape sa proie ou se jette dessus pour l’assommer.
  • La mise à mort : le chien mord et secoue sa proie pour la tuer.
  • Le rapport : les proies pouvant être mangées tout de suite sont emmenées par le chien dans un endroit tranquille pour être consommées. 
  • Le recouvrement : si le chien estime que la proie est trop grosse pour être mangée tout de suite, il l’enterre.

Le chien domestique que l’on connaît aujourd’hui est issu de la sélection génétique faite par l’Homme. Ce dernier a choisi les comportements de chaque chien pour sélectionner et ne conserver que ceux qui lui étaient utiles. C’est suite à ces sélections que l’on retrouve désormais ce que l’on appelle des « chiens de compagnie », mais aussi des lignées plus « spécialisées ». Par exemple, la traque et la poursuite sont des comportements typiques des chiens de type terrier, alors que les chiens de berger ont été sélectionnés pour leurs capacités à fixer et mener des troupeaux de bétails sans pour autant les blesser. 

Quand l’instinct de prédation pose problème au quotidien 

chien Jack Russel qui court après un oiseau
Crédits : alexei_tm / iStock

Si votre souhait est de chasser ou bien de prendre un chien pour vous aider à travailler avec votre troupeau de bétail, l’instinct de prédation d’un chien est bien évidemment recherché. Par contre, lorsqu’on souhaite un chien de compagnie, cela peut s’avérer quelque peu problématique. Ainsi, avant de prendre un chien, renseignez-vous bien sur les caractéristiques comportementales de la race.

Par exemple, un Border Collie, faute d’avoir un troupeau, se rabattra peut-être sur les cyclistes qu’il voit passer en promenade ou bien sur vos enfants. Quant aux chiens de chasse, ils peuvent partir à la poursuite d’une proie à chaque promenade. Une fois le sens de la prédation mis en éveil chez un chien, il ne vous entendra plus et il sera donc très difficile de le faire revenir. Malgré tout, on ne dit pas que ces chiens n’ont pas leur place au sein des familles, loin de là ! Il faut simplement avoir conscience que certains peuvent avoir un instinct plus développé que d’autres… 

Accepter que votre chien ne peut pas changer 

chien de berger dans troupeau de moutons
Crédits : Bigandt_Photography / iStock

Qu’on se le dise tout de suite, le comportement de prédation d’un chien est ancré en lui et ne disparaîtra jamais. Parfois, il sera possible d’atténuer un peu ces pulsions ou bien de trouver des parades, mais on ne peut pas supprimer le comportement naturel d’un chien ! Alors si votre chien a tendance à partir à la poursuite de proies pendant de longs moments, voire plusieurs heures, vous pouvez opter pour le collier GPS. Cela vous permettra de continuer de profiter de balades sans laisse sans pour autant vous inquiéter de savoir où est passé votre animal. Certains colliers permettent de suivre l’avancée de votre chien en temps réel à plus de 10 kilomètres afin de sécuriser vos balades. 

Si vous souhaitez totalement éviter que votre chien parte à la poursuite d’une proie, vous pouvez essayer la technique de la balle. Celle-ci nécessite de très bien connaître votre animal afin d’agir au bon moment. Lorsque vous sentez que votre chien commence à se mettre à l’affût, détournez son attention en lui lançant une balle ou son jouet préféré. En réorientant l’attention de votre chien, vous lui éviterez de partir dans la traque d’une proie et vous lui permettrez également de s’amuser d’une autre manière. Prenez soin de lui envoyer la balle dans les buissons afin qu’elle ne soit pas trop simple à dénicher, cela le stimulera davantage. Pour renforcer l’impact de cet exercice lors des balades, évitez de faire ce type de jeu à la maison.

Pour satisfaire les besoins des chiens de berger, il existe de nombreuses activités à faire avec eux dont le Treibball dont nous avons parlé dans un article précédent. Cette discipline a d’ailleurs été inventée pour les chiens de berger qui ne pouvaient pas avoir de contact direct avec un troupeau.