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Des députés proposent un test obligatoire pour adopter un chien ou un chat

Crédits : Andibreit / Pixabay.

Une vague de propositions encourageantes a déferlé sur le gouvernement. Les défenseurs de la cause animale s’activent dans la sphère politique et ils ont tout plein d’idées innovantes : un test pour adopter un chien ou un chat, l’interdiction de les vendre en animalerie, le durcissement des sanctions en cas de maltraitance…

120 recommandations soumises au gouvernement

Le mardi 23 juin, Loïc Dombreval, député LREM des Alpes-Maritimes et président du groupe d’étude « condition animale » de l’Assemblée nationale, a remis une longue liste de propositions au ministre de l’Agriculture et au Premier ministre. Elles visent à lutter contre la maltraitance et l’abandon d’animaux de compagnie.

On y retrouve diverses suggestions telles que le durcissement des sanctions encourues lors d’un tel délit. L’élu maralpin souhaite qu’elles passent à 45 000 euros d’amende et 3 ans d’emprisonnement. Pour l’instant, les accusés risquent seulement 30 000 euros et 2 années de prison qui ne sont pas vraiment appliquées, car une loi autorise des aménagements de peine si l’on a un casier vierge et une sanction de 2 ans ou moins. La liste comprend également une autre mesure bien connue et déjà mise en place dans d’autres pays : l’interdiction de la vente de chiens et de chats en animalerie.

Un test pour adopter une boule de poils

Cependant, une proposition a tout particulièrement attiré l’attention du public. Il s’agit de la mise en place d’un test de connaissances dont la réussite serait obligatoire pour pouvoir adopter un chien ou un chat. L’examen prendrait la forme d’un questionnaire à choix multiples (QCM) totalement gratuit à réaliser sur internet. Il porteraient sur le futur environnement de l’animal et sur les choses dont tout maître potentiel doit avoir conscience (coûts, soins, nourriture, obligations comme l’identification…).

En général, les structures d’accueil d’animaux (SPA…) mènent déjà une petite enquête sur les candidats à l’adoption, ce qui est une bonne démarche. On doit cependant rester raisonnable et ne pas non plus refuser tout le monde à la légère. Il faut penser au bien-être des chiens avant tout : ils ne sont pas heureux dans les refuges, risquent l’euthanasie en cas de surpopulation et seraient bien mieux dans une famille aimante. Il s’agit donc de trouver un juste milieu pour dévier les individus frivoles sans pour autant handicaper sérieusement l’adoption et accumuler les pauvres bêtes dans de tristes refuges.

Responsabiliser les maîtres

Pour ce qui est du test, l’objectif principal ne serait pas d’interdire la détention d’un animal, car les participants auraient le droit de le repasser à plusieurs reprises en cas d’échec. Il s’agirait donc surtout de les pousser à réfléchir et à réaliser les contraintes qui vont de pair avec une adoption afin d’éviter les acquisitions impulsives et irréfléchies.

Cela leur permettrait également d’apprendre des choses pour qu’ils abordent cette démarche de manière adaptée. Le site du QCM comprendrait d’ailleurs des articles et des vidéos pour les informer et les guider. Comme le déclare le député : « Ce test n’est pas quelque chose pour embêter les Français, mais pour les responsabiliser. Le but, c’est vraiment que les gens prennent conscience qu’ils ont à faire à un être vivant, pas à un bien de consommation ».

En effet, adopter un animal de compagnie n’est pas une action à prendre à la légère. C’est un véritable engagement sur le long terme. Il faut bien comprendre que cela coûtera en temps, en argent et en énergie. De plus, veiller à son bien-être deviendra alors un devoir, car diverses lois sont déjà en place pour punir la maltraitance et l’abandon. Toutefois, une boule de poils peut aussi beaucoup apporter à ses maîtres. Certes, elle demandera des efforts, mais au bout du compte elle en vaudra clairement la peine.

Chien homme soutien test adopter
Crédits : YamaBSM / Pixabay.

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