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Lévrier Afghan : l’essentiel à savoir sur ce chien de luxe

Crédits : Unsplash/Arve Kern
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Le Lévrier Afghan, Afghan Hound ou Tazi, est un animal sophistiqué combinant force, vitesse et dignité. Ce chien tout droit venu d’Orient mêle exotisme et élégance en une symbiose unique. La beauté de son pelage, ses courbes raffinées et son apparence royale lui ont longtemps valu les faveurs de la noblesse. Cette race aux origines antiques est également l’une des plus anciennes au monde. Voici l’essentiel à savoir sur ce toutou de luxe !

Il est classé dans le groupe 10 « lévriers », section 1 « lévriers à poil long ou frangé», au numéro 228 (FCI).

1. La petite histoire

Tout comme ses cousins les Lévriers Persans et Arabes, ce chien descendrait du grand Lévrier d’Égypte qui existait depuis des millénaires. Le Tazi est l’une des plus anciennes races au monde. La légende raconte même qu’il aurait été embarqué sur l’Arche de Noé pour représenter l’espèce canine.

La race s’est ensuite développée dans les montagnes d’Afghanistan. À la fin du XIXème siècle, des soldats anglais l’ont ramenée avec eux au Royaume-Uni. Et le succès ne s’est pas fait attendre : en 1907, une femelle nommée Zardin a remporté un prix de manière spectaculaire lors de l’exposition du Crystal Palace, à Londres. Par ailleurs, quelques décennies plus tard, un Tazi a même fait la couverture du magazine Life.

Le Lévrier Afghan a eu de nombreuses fonctions à travers le temps : on l’a utilisé comme chasseur, porteur de marchandises, chien de course, gardien de postes militaires, messager… Cependant, de nos jours les Occidentaux le considèrent surtout comme un chien d’exposition.

2. Un physique élégant

Les mâles mesurent 68 à 74 cm et les femelles 63 à 69 cm, le tout pour un poids de 25-30 kg. Le poil est fin, soyeux et long sauf au niveau de la face et du dos où il est court et serré. Toutes les couleurs sont autorisées.

Le corps est longiligne. Les côtes sont bien centrées, les hanches proéminentes et le rein assez large. La queue, quant à elle, est attachée bas et se termine en forme d’anneau. D’autre part, les membres sont très puissants : longs, musclés et pourvus d’une bonne ossature.

La tête est fine, bien proportionnée et surmontée d’un élégant toupet. Les oreilles s’attachent bas bien en arrière. Elles sont recouvertes d’un long poil qui tombe harmonieusement. Les yeux sont dorés, ou foncés de préférence, et de forme presque triangulaire. Pour finir, la mâchoire présente un articulé en ciseaux parfait.

Lévrier Afghan
Crédits : Unsplash/Scekic

3. Un chien d’aristocrate

C’est un toutou qui a de la classe. Les rois et la noblesse l’appréciaient beaucoup, ce qui lui a valu le surnom de « chien des rois » ou « roi des chiens« . Son ardeur farouche, son expression orientale, son allure distinguée et son regard perçant lui donnent un style absolument unique. Sûr de lui, il déambule avec grâce et volupté en captant tous les regards. Cet animal a aussi un air impénétrable qui découle de son côté sophistiqué et distant.

4. Un pro de la chasse à vue

Son odorat étant moins développé, le Lévrier Afghan n’attaque que quand il voit sa proie. Doté d’une vision remarquable et d’une grande vitesse, c’est un chasseur redoutable. Son corps puissant, souple et élastique peut traquer le gibier comme personne. Ainsi, on l’a beaucoup utilisé pour la chasse à vue de gazelles, d’antilopes, de daims ou de loups.

Par ailleurs, il excelle en poursuite à vue sur leurre, un des deux types de courses de lévriers. Il s’agit d’une simulation de chasse au lièvre consistant à courir après un leurre sur un terrain de quelques hectares jonché d’obstacles, de végétation et de dénivelés.

Lévrier Afghan
Crédits : Pixabay/PeterKaul

5. Un toutou qui n’en fait qu’à sa tête !

Le Tazi n’est pas recommandé pour les novices. En effet, il a la réputation d’être peu obéissant. Son comportement rappelle celui du chat : une grande indépendance et une tendance à ignorer les ordres qui lui sont donnés. Bien que ce soit une race très affectueuse, son caractère souvent sensible, bien trempé et exigeant peut rendre son éducation difficile.

Le livre L’intelligence des chiens de Stanley Coren, un professeur de psychologie canine à l’université de Colombie-Britannique (Canada), classe 138 races selon leurs capacités intellectuelles et leur obéissance. Eh bien, les Lévriers Afghans ont obtenu la toute dernière place ! En moyenne, il fallait plus de 80 répétitions pour qu’ils comprennent un nouvel ordre et ils obéissaient à un premier ordre moins de 25% du temps.

6. Un prix et un entretien conséquents

Ce chien est difficile à entretenir. Ses longs poils ont tendance à faire des nœuds, il faut donc les brosser plusieurs fois par semaine. D’autre part, son pelage requiert un toilettage régulier. L’utilisation de démêlant est assez fréquente. De nombreux Lévriers Afghans portent également des cagoules (ou « snood ») afin de protéger leurs longues oreilles qui ont tendance à tremper dans le bol de nourriture et à devenir très sales.

N’oublions pas non plus que les lévriers sont des grands coureurs. Il s’agit des races les plus rapides au monde. Leur bien-être requiert donc beaucoup d’exercice : longues promenades, balades dans les bois…

Enfin, le prix d’achat varie autour de 1200 à 1400 euros en général. Adopter un Lévrier Afghan est donc un investissement en temps et en argent. Cependant, son style unique, sa beauté et sa gentillesse en valent la peine au bout du compte !

Lévrier Afghan
Crédits : Pixabay/825545/455

7. Une santé avec quelques fragilités

Une durée de vie pas bien longue

Le Lévrier Afghan vit en moyenne 12 ans.

Diverses prédispostions raciales

Cet animal est sujet à quelques maladies :

Luxation congénitale du coude, dysplasie de la hanche ou du coude (NUPA, FPC, OCD, incongruence), des troubles articulaires qui peuvent entraîner des difficultés locomotrices (boiteries, douleurs…) et évoluer en arthrose.

Cardiomyopathie dilatée : 1.7% des Tazis sont atteints. Les mâles sont 2 fois plus touchés que les femelles. Il s’agit d’une dilatation des ventricules du cœur couplée à un amincissement de leurs parois. L’organe ne peut alors plus exercer sa fonction correctement et différents symptômes apparaissent : toux, intolérance à l‘exercice, difficultés respiratoires, syncopes…

Chylothorax, une accumulation de liquide lymphatique dans la cavité thoracique entraînant des troubles respiratoires et une altération de l’état général. Une chirurgie est alors nécessaire.

Certaines autres prédispositions ont également été rapportées : des troubles de la coagulation (ex : maladie de Von Willebrand), neurologiques (ex : paralysie laryngée, épilepsie, myélopathie), oculaires (ex : cataracte, persistance de la membrane pupillaire, dystrophie cornéenne lipidique annulaire ou stromale), hormonaux (ex : hypothyroïdie), tumoraux (ex : cancer de la peau)…

Attention en cas de chirurgie !

Les lévriers sont très sensibles aux anesthésiques. Certains sont d’ailleurs contre-indiqués avec eux. C’est le cas des thiobarbituriques. En temps normal, ils sont redistribués dans les tissus graisseux, ce qui dilue leurs effets. Leur action est donc bien plus forte chez les animaux très maigres comme les lévriers. Pour couronner le tout, la métabolisation hépatique des médicaments est diminuée chez ce type de chien. On privilégiera donc d’autres anesthésiques et on fera très attention aux doses administrées. En outre, les lévriers sont sujets à l’hypothermie suite aux chirurgies à cause de leur faible taux de gras et de leur surface corporelle importante comparée au poid.

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