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Husky de Sibérie : l’essentiel à savoir sur ce chien aux airs de loup

Crédits : PublicDomainPictures/Pixabay:
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Le Husky est un chien originaire du Grand Nord russe. Son regard sauvage, son allure caractéristique et ses hurlements ne sont pas sans rappeler ceux du loup. Mais ne vous y méprenez pas, le Husky reste un toutou ! Rapide comme une flèche et fort comme un lion, c’est le chien de traîneau par excellence. Doté d’une endurance remarquable, une fois lancé, il ne s’arrête plus ! Gentil, intelligent et sociable, c’est aussi un compagnon merveilleux. Voilà tout ce qu’il faut savoir sur ce roi de l’Arctique !

Cette race est classée dans le groupe 5 « chiens de type Spitz et de type primitif », section 1 « chiens nordiques de traîneau», au numéro 270 (FCI).

1. La petite histoire

Le Husky est originaire de la région du fleuve Kyloma en Sibérie. Il y serait apparu il y a plus de 2000 ans. La race a été développée par les Tchouktches, un peuple autochtone semi-nomade. Au début du XXème siècle, William Goosak, un marchand de fourrure russe, décida d’importer des Huskys en Alaska dans le but de les faire participer à la course de chiens de traîneaux du « All Alaska Sweepstakes ». C’était un circuit de 653 km traversant l’État depuis la ville de Nomes jusqu’à celle de Candle. Traditionnellement, la compétition comprenait surtout des attelages de Malamutes. Le gabarit bien plus petit du Husky lui valut tout d’abord le surnom moqueur de « rat des neiges ». Cependant, au vu de ses résultats excellents, il gagna vite le respect de tous.

La race se développa ensuite dans la région et aux alentours. Au Canada, le terme «  Husky » commença à être employé pour désigner tous les chiens à la voix rauque présentant de bonnes aptitudes de traîneau. Par ailleurs, ces toutous sont également connus grâce à un événement particulier. Durant l’hiver 1925, une épidémie de diphtérie décima la ville de Nome. Le sérum anti-diphtérique y fut alors transporté grâce à un attelage de Huskys mené par une boule de poils nommée Balto. Ça vous rappelle quelque chose ? Eh bien oui, le célèbre dessin animé « Balto » est tiré de cette histoire !

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Crédits : Simon Rae/Unsplash

2. La légende du loup et de la lune

Une vieille légende Tchouktche raconte que le Husky serait le fruit de l’amour entre un loup et la lune. C’est l’histoire d’un loup qui tomba éperdument amoureux de la lune. Tous les soirs, il lui hurlait sa passion et son désespoir. À force de persévérance, il finit par conquérir le cœur de l’astre qui descendit le rejoindre sur Terre.

De cette union naquit le Husky qui hérita ainsi d’une allure de loup et d’une queue en forme de croissant de lune. Malheureusement, la lune finit par être rappelée au ciel par son frère le soleil. Depuis ce jour, les Huskys hurlent les nuits de pleine lune dans l’espoir de faire revenir leur mère…

3. Un chien au physique équilibré

Le Husky est un animal de taille moyenne. Les mâles mesurent 54 à 60 cm pour 20 à 28 kg et les femelles avoisinent les 51 à 56 cm pour 15 à 23 kg. Le corps allongé et bien équilibré : ni épais comme chez les chiens de trait, ni léger et fragile comme chez les chiens de course. L’ossature est modérée, avec de la substance sans pour autant être lourde, ce qui permet de combiner solidité et rapidité. Par ailleurs, les côtes sont cintrées et aplaties pour donner plus d’aisance lors des mouvements. La queue, quant à elle, est en brosse, bien fournie et tombante au repos ou relevée en faucille à l’effort.

La tête est étroite et légèrement arrondie. Les oreilles sont attachées haut et portées bien droites. Elles sont de forme triangulaire et recouvertes d’une fourrure touffue. Les yeux en amande légèrement disposés en oblique ont un petit air malicieux. Leur couleur est bleue de préférence, brune, voire vairon. Le museau est très effilé. Le chanfrein et le front ont une longueur similaire, avec un stop peu marqué. La truffe est noire en général, foie chez les Huskys roux, ou chair chez les Huskys blancs. Elle porte parfois des rayures roses, on l’appelle alors « truffe des neiges ».

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Crédits : Philippe Nick/Unsplash

4. Un toutou des neiges

Le Husky a un physique très adapté aux régions nordiques. Ses espaces interdigités sont séparés par des poils bien fournis. En outre, ses coussinets sont durs et épais. L’animal peut ainsi évoluer sur des terrains enneigés en toute aisance.

De plus, son corps est recouvert d’une grosse fourrure composée d’un sous poil duveteux et d’un poil de couverture moyennement long, mais dense et épais. Toutes les couleurs sont admises, néanmoins on retrouve surtout des nuances de gris avec des taches plus foncées au niveau de la face dessinant une casquette et des lunettes.

5. Un petit air de loup

Ses formes gracieuses, sa démarche caractéristique et sa grosse fourrure lui donnent des allures de loup. Tout comme eux, il reste digne, réservé et indépendant. Son aboiement se rapproche également beaucoup du hurlement. De plus, c’est aussi un chien de meute, il vit très bien avec une bande de congénères.

Pour finir, il a gardé un coté sauvage et une fois en captivité, il peut se transformer en véritable professionnel de l’évasion : il saute par-dessus les clôtures, creuse en dessous ou les mâchonne jusqu’à ce qu’elles cèdent.

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Crédits : 3938030/Pixabay

6. Le chien de traîneau par excellence

On l’a beaucoup utilisé comme chien de traîneau, fonction dans laquelle il excelle. Doté d’une endurance et d’une puissance remarquables, il arrive à tirer une charge sur de très longues distances. Son allure semble facile et libre. C’est une démarche légère, agile, unie et très vive. En effet, le Husky est la race de chien nordique la plus rapide.

Sa gentillesse et son désir de plaire en font également un travailleur plein de bonne volonté. Comme ce n’est pas un chien de garde, en général il n’est pas particulièrement méfiant vis-à-vis des étrangers ou des autres animaux. Sociable et amical, il n’a pas peur du travail d’équipe, une qualité nécessaire en attelage canin. Qui plus est, son intelligence et son tempérament docile lui permettent d’apprendre rapidement, il comprend vite ce qui est attendu de lui.

7. Un animal qui a besoin d’espace et d’exercice

Le Husky est bâti pour vivre en plein air et traverser d’immenses distances enneigées. Il a besoin de vastes espaces naturels et ne saurait vivre enfermé dans un petit appartement. Cet animal déborde d’énergie et requière beaucoup d’exercice. Chasseur de nature, il lui faut de l’action. Un Husky qui se dépense est un Husky heureux, alors ne lésinez pas sur les longues promenades !

D’autre part, il s’agit d’un animal assez adaptable. C’est un chien du Grand Nord qui supporte bien le froid, certes, mais il peut également s’adapter à un climat plus tempéré dans la mesure du raisonnable.

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Crédits : Cody Board/Unsplash

8. Un entretien assez simple

Le Husky fait partie des races qui demandent peu d’entretien. Il nécessite seulement un bain de temps en temps pour maintenir son hygiène. Le toilettage avec coupe du pelage est d’ailleurs interdit en concours canins, à l’exception de l’égalisation des moustaches et des poils poussant autours des pieds et entre les doigts.

Cependant, cette race est célèbre pour ses mues impressionnantes qui peuvent durer plusieurs semaines. Cela se produit deux fois par an. Il faut donc brosser son chien quotidiennement durant ces périodes.

9. Un animal très résistant dans l’ensemble

De manière générale, c’est un toutou solide. Il a une espérance de vie de 12 à 15 ans. Mais il est tout de même sujet à quelques maladies :

La communication inter-ventriculaire, une malformation du cœur (un orifice anormal entre ses 2 ventricules) présente dès la naissance. Selon sa taille, elle peut rester asymptomatique ou causer des signes d’insuffisance cardiaque (difficultés respiratoires, toux, intolérance à l’effort…).

L’ectopie testiculaire, une anomalie dans la position d’un ou des deux testicules qui ne se situent pas dans le scrotum. Cela peut causer des tumeurs ou des torsions testiculaires, voire une stérilité si les 2 testicules sont atteints.

L’uretère ectopique, une malformation urinaire touchant surtout les femelles. L’uretère ne s’abouche pas au bon endroit sur la vessie. Le chien peut alors présenter de l’incontinence, des infections urinaires à répétition et une inflammation cutanée au niveau uro-génital.

La dermatose répondant au zinc, caractérisée par des squames (sortes de pellicules) et des croûtes au niveau des pattes ou de la face. Elle se traite bien avec une supplémentation en zinc.

Des troubles oculaires : l’un des points faibles du Husky. De nombreuses maladies des yeux ont été décrites chez cette race : cataracte, glaucome, atrophie rétinienne progressive, dystrophie cornéenne, imperforation/sténose du canal lacrymal, distichiasis, persistance de la membrane pupillaire, anomalie de l’œil du Colley…

On a également rapporté certaines autres prédispositions plus rares telles que : des troubles de la coagulation (ex : maladie de Von Willebrand), neurologiques (ex : épilepsie, paralysie laryngée, myélopathie dégénérative), cutanés (ex : alopécie X, kératite chronique superficielle, lupus érythémateux discoïde), hormonaux (ex : hypothyroïdie)…

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