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L’Akita Inu, l’essentiel à savoir sur ce chien oriental

Crédits : Esmalen /Pixabay

L’Akita Inu est un chien Japonais alliant élégance, dignité et simplicité. C’est un animal majestueux qui est devenu un véritable symbole de loyauté et d’amitié homme-chien. Voici l’essentiel à savoir sur cette race envoûtante.

L’Akita Inu fait partie du groupe 5 « Spitz et chiens de type primitif », section 5 « Spitz asiatiques et races apparentées », au numéro 255 (FCI).

1. La petite histoire

Le développement de la race

Dans le temps, le Japon ne possédait que des chiens de taille petite à moyenne. Parmi eux, il y avait « l’Akita Matagis ». C’est une race qui s’est développée au 17ème siècle dans la région d’Akita, au nord du pays. Elle était très appréciée par les familles impériales et leur cour. On l’utilisait pour la chasse à l’ours et pour les combats.

À partir du 19ème siècle, les éleveurs ont commencé à croiser les Akitas Matagis avec des Mastiffs et des Tosas afin d’augmenter leur taille. C’est ainsi qu’ils passèrent dans la catégorie des grandes races.

La dérive

Durant la seconde guerre mondiale, l’armée avait besoin de vêtements chauds et solides pour protéger ses soldats. Elle s’est alors mise à en fabriquer à partir de peaux de chiens… Elle ordonna donc la capture de tous les canidés du pays, à l’exception des Bergers Allemands utilisés sur les champs de bataille. Pour sauver leurs Akitas, les locaux commencèrent à les croiser avec des Bergers Allemands.

Résultat : un bazar monstre. La race a frôlé l’extinction et ses représentants sont devenus très hétérogènes. En effet, en 1945 le pays comptait 3 types d’Akitas : les Akitas Matagis originels (taille moyenne), les Akitas de combat (la grande taille apparue au 19ème siècle), et les Akitas croisés Berger Allemand.

Le redressement

S’ensuit alors une longue période de restauration de la race. Les passionnés effectuèrent de nombreux croisements avec des Akitas Matagis afin de faire disparaître toutes les caractéristiques étrangères venues modifier la race au cours de ces années de dérive. C’est ainsi qu’ils aboutirent à la souche actuelle : l’Akita Inu.

Akita Inu
Crédits : Mikhail Vasilyev / Unsplash

2. Un animal solide

C’est un chien de grande taille : les mâles mesurent 67 cm et les femelles 61 cm. Ils pèsent 30 à 50 kg. De manière générale, ils ont une constitution assez résistante. Le cou est plutôt épais, prolongé par un dos solide et un rein bien musclé. La poitrine est assez haute et la ligne du ventre très relevée. Les membres ont une ossature forte et bien développée. La queue est portée relevée, enroulée sur le dos.

Le pelage est très dense. Il comprend un sous-poil très souple et un poil de couverture plutôt dur. Cette fourrure est de couleur rouge-fauve (avec éventuellement des touches de noir), bringée ou blanche. Dans tous les cas, l’animal doit aussi posséder ce que les Japonais appellent « l’Urajiro ». C’est une coloration blanche à l’intérieur des membres, sous la queue, au niveau du ventre, de la poitrine, de la gorge et des zones latérales de la tête.

3. Une pointe de dignité japonaise

Ce chien mélange noblesse et simplicité, une caractéristique typiquement nippone. Son crâne est joliment dessiné et parfaitement proportionné. Les oreilles sont petites, triangulaires et dressées vers l’avant. Un sillon médian se faufile le long de son front, le séparant en deux parties latérales. Il se termine à hauteur du stop qui est bien net.

Ses petits yeux bruns vous fixent avec un air joyeux, affectueux et amusé. Ils ont une forme particulière, presque triangulaire, avec un angle externe tiré vers le haut. Le museau est moyennement long. Large à sa base, il s’amincit au fur et à mesure qu’on se rapproche de la truffe. Cette dernière est de grande taille et bien noire de préférence.

Akita Inu
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4. Une race qui symbolise la loyauté et l’amitié homme-chien

La race occupe une place très spéciale dans la culture nippone. C’est en partie grâce à la célèbre histoire de Hachikō qui a marqué le pays tout entier. C’était un Akita qui avait pour habitude d’aller chercher son maître à la gare quand il rentrait du travail. Mais un jour, ce dernier a eu une hémorragie cérébrale et n’est jamais revenu… Son chien a continué de l’attendre à la station tous les soirs pendant près de 10 ans, jusqu’au jour où la pauvre bête s’est également éteinte – et a enfin rejoint son maître au paradis…

De nos jours, les Japonais sont très attachés à cette race. En 1931, elle a même été déclarée « monument national ». Un musée des chiens Akitas a également été construit à Ōdate, la ville natale de Hachikō. Une statue en bronze du brave toutou est placée juste devant. La race est au centre de beaucoup de mythes, de légendes et de coutumes japonaises. Par exemple, quand un enfant venait au monde, il convenait d’offrir une statuette d’Akita à ses parents afin de leur apporter santé, bonheur et chance.

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5. Un entretien aisé mais un prix parfois douloureux

De manière générale, l’Akita ne nécessite pas de traitement particulier, les soins de base usuels suffiront à le garder en bon état (coups de brosse et bains réguliers, brossage de dents, détartrages, entretien des griffes…). Son poils est toutefois assez dense ce qui risque de se faire sentir durant les périodes de mue où il faudra le brosser plus intensivement. Quant au prix, il varie entre 1 000 et 3 000€ selon les spécimens.

6. Un animal qui s’adapte à tous les lieux de vie

Bien qu’une vie à la campagne soit toujours un plus, l’Akita est un animal plutôt calme, si ce n’est pantouflard. Il aime la tranquillité. Il peut donc s’adapter à la vie citadine en appartement. Toutefois, il faudra tout de même le sortir régulièrement car il reste un grand chien qui doit pouvoir se dépenser. Même si ça n’est pas un grand sportif, un minimum d’exercice quotidien est nécessaire pour son bien-être et pour sa santé.

Akita Inu
Crédits : Esmalen / Pixabay

7. Une éducation dans la norme

Au niveau de l’éducation, c’est un animal plutôt docile, calme, et réceptif, ce qui est un atout pour lui inculquer des choses. Il a toutefois un caractère asiatique affirmé qui contre-balance tout cela. Dans l’étude du Pr. Stanley Cohen, l’Akita est classé dans la catégorie des chiens ayant une obéissance dans la moyenne.

8. Une santé tout à fait convenable

L’Akita a une espérance de vie de 10 à 12 ans. Il a plutôt une bonne santé. On a toutefois rapporté quelques prédispositions : problèmes orthopédiques (ex : dysplasie de la hanche), nerveux (ex : dégénérescence cérébelleuse, surdité congénitale, syndrome vestibulaire, myasthénie grave), oculaires (ex : microphtalmie, glaucome, entropion, dysplasie ou atrophie rétinienne), cardiaques (ex : communication interventriculaire, épanchement péricardique), cutanés (ex : syndrome uvéo-cutané, pemphigus foliacé, adénite sébacée granulomateuse), métaboliques (ex : glycogénose), ainsi que des anomalies au niveau des globules rouges (ex : microcytose) et de la coagulation (ex : maladie de Von Willebrand).

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